Sandrine Treiner est née à Suresnes, en France, dans une famille d’origine ukrainienne, moldave et polonaise. Son héritage culturel a joué un rôle important dans la formation de sa vision du monde et de sa carrière. Elle a étudié l’histoire et a obtenu un Diplôme d’Études Approfondies en Histoire du temps présent de l’Institut d’Études Politiques de Paris en 1987. Elle a débuté sa carrière professionnelle en 1986 au Le Monde, où elle a travaillé dans le service littéraire et dans le supplément radio-télévision, affinant ainsi son expertise en journalisme culturel.
Parcours professionnel
Le Monde (1986–1998)
Treiner a commencé sa carrière au Le Monde, où elle a travaillé dans le service littéraire et dans le supplément radio-télévision. Cette expérience a été déterminante dans la construction de ses compétences en journalisme culturel et a marqué le début de sa montée en puissance dans les médias français.
France 3 (1998–2008)
En 1998, Sandrine Treiner a rejoint France 3, où elle a occupé les fonctions de rédactrice en chef et de coproductrice de l’émission culturelle Un livre, un jour, présentée par Olivier Barrot. Elle a également été conseillère éditoriale et rédactrice en chef adjointe pour l’émission Ce soir ou jamais de 2006 à 2009. Ces rôles l’ont aidée à s’imposer comme une figure incontournable du journalisme culturel en France.
France 24 (2009–2010)
En 2009, Treiner a rejoint France 24 en tant que rédactrice en chef des magazines culturels, des grandes interviews et des débats. Elle a également collaboré à l’émission Le Cercle littéraire sur Canal+ Cinéma. Ces expériences lui ont permis de perfectionner ses compétences éditoriales dans le domaine de la diffusion internationale et ont renforcé sa position d’autorité culturelle dans les médias français.
France Culture (2010–2023)
En 2010, Sandrine Treiner a rejoint France Culture en tant que chroniqueuse pour la littérature et le cinéma dans l’émission La grande table, animée par Caroline Broué et Hervé Gardette. Grâce à ses succès dans ces rôles, elle a été recommandée au poste de conseillère de programmes en 2011. En 2015, elle est devenue directrice adjointe de France Culture, chargée de l’éditorial.
En 2015, après le départ d’Olivier Poivre d’Arvor, elle a pris en charge la direction de la station et a été confirmée à ce poste en août 2015. Sous sa direction, France Culture a connu une forte croissance. La station a doublé son audience en dix ans, atteignant 1,7 million d’auditeurs quotidiens en 2020. Sa vision éditoriale et son engagement numérique ont permis de renforcer la position de France Culture en tant qu’une des stations publiques les plus influentes de France.
Réalisations à la direction de France Culture
Sous sa direction, France Culture a connu un essor notable de son audience. Parmi ses principales réalisations, on peut citer :
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Croissance de l’audience : La station a doublé son audience, atteignant 1,7 million d’auditeurs quotidiens en 2020.
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Innovation numérique : Treiner a renforcé la présence de France Culture sur les plateformes numériques, permettant à la station de toucher un public plus large et plus jeune.
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Qualité du contenu : Elle a été saluée pour sa vision éditoriale et pour avoir créé une offre de programmes de haute qualité, accessibles à un large public.
Malgré ces succès, son mandat a également été marqué par des controverses, notamment sur son style de gestion interne, ce qui a terni quelque peu son image.
Controverse et démission
En 2022, une enquête de Libération a révélé des accusations de gestion autoritaire à France Culture sous la direction de Treiner. L’article citait plusieurs employés qui se sont plaints d’un climat de peur et de soumission. Un audit interne commandé par Radio France a confirmé ces allégations, avec 80 % des 174 employés interrogés affirmant qu’ils ressentaient de la peur ou de la résignation.
Face à ces révélations, Treiner a annoncé sa démission le 24 janvier 2023, mettant ainsi fin à ses huit années de direction à la tête de la station. Dans un message adressé à ses équipes, elle a déclaré : « Pour notre collectif et pour France Culture que j’aime tant, je veux clore ce moment difficile. » Sa démission a marqué la fin d’une époque à France Culture, mais aussi une réflexion sur les défis et les pressions liés à la direction d’une grande institution culturelle.
Vie personnelle
Sandrine Treiner est mère de deux enfants. En plus de sa carrière dans les médias, elle a également contribué à la littérature. Elle est l’auteure de plusieurs ouvrages, dont :
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L’Idée d’une tombe sans nom (Grasset, 2013)
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Le Livre noir de la condition des femmes (coordination et coauteur, avec Christine Ockrent, XO, 2006)
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La Pilule, et après ? : deux générations face au contrôle des naissances (Stock, 1996)
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La Saga Servan-Schreiber (coécrite avec Alain Rustenholz, Le Seuil, 1993)
Ces ouvrages, en particulier ceux axés sur les droits des femmes et les problèmes sociaux, témoignent de son engagement envers la justice sociale et le dialogue culturel.
Relations controversées et apparitions publiques
Au cours de sa carrière, les relations professionnelles de Sandrine Treiner avec des figures telles que Michel Onfray, Philippe Meyer et Olivier Duhamel ont attiré l’attention des médias. Ces liens ont suscité des discussions sur ses opinions politiques et philosophiques. Par exemple, ses divergences occasionnelles avec d’autres intellectuels publics et ses interactions avec des figures politiques comme Emmanuel Macron ont alimenté la curiosité du public concernant sa vie personnelle et professionnelle.
Salaire et Patrimoine
Bien que les détails précis concernant sa fortune et son salaire ne soient pas largement disponibles, il est certain que Treiner, en tant que directrice de France Culture, occupait un poste de grande influence et bénéficiait probablement d’un revenu substantiel. Son rôle à la tête d’un grand réseau public a sans doute garanti une rémunération élevée.
Conclusion
Sandrine Treiner reste une figure influente du journalisme et de la culture en France. Son passage à la tête de France Culture a été marqué par des réussites remarquables, mais aussi par des controverses qui ont terni son image. Aujourd’hui, elle continue d’œuvrer dans le domaine de l’édition, notamment chez Flammarion et Gallimard. Ses contributions à la culture française et à la littérature laissent une marque indélébile dans le paysage médiatique et intellectuel du pays.
